Il y a 40 ans … Le 13 mai 1968

« GRÈVE GÉNÉRALE »
SÉRIE. « Le pays paralysé aujourd’hui par la grève
générale ». « Sud Ouest » annonce la couleur en Une. Pas d’autobus. Pas de
train. Pas d’école. « L’ordre de grève lancé par les grandes centrales
syndicales à la suite des événements du Quartier Latin, sera généralement suivi
à Bordeaux et en Gironde.
« C’est ainsi que les autobus urbains et suburbains ne
fonctionneront pas, qu’il n’y aura pas de classe, pas de cours dans les
Facultés, peu de courriers et peu de trains. Il est également à craindre des
baisses de pression de gaz et des coupures de courants. Dans beaucoup
d’administrations, le personnel cessera le travail et certaines entreprises ne
pourront fonctionner. » Une manifestation est programmée place de la République
rassemblant travailleurs, étudiants et enseignants. « Sud Ouest » donne la
parole aux responsables et représentants des différents syndicats.
Comme l’ensemble de la presse française « Sud Ouest » annonce
qu’il ne paraîtra pas le mardi 14 mai.
LE TÉMOIN Aymar de Blomac PDG agence de communication,
Bordeaux
«Je me souviens surtout… que je n’étais pas en France.
Né en Dordogne, j’étais au Maroc. Les événements en France _ où je suis rentré
fin 68 _ nous arrivaient de façon très atténuée. Ils avaient, à mes yeux,
quelque chose d’exotique et de lointain. Je me souviens par exemple qu’il y
avait des problèmes d’essence. Mais, âgé de 15 ans, mes préoccupations étaient
tout autres. »« Aujourd’hui… j’ai le sentiment que de mai 68, il reste la partie rêvée, un mythe auquel beaucoup de gens se réfèrent. L’effet le plus important dans la société actuelle est dans la représentation des événements, dans l’imaginaire. Mais il y a aussi des aspects plus profonds ;
: Michel Monteil
(et le service documentation)










