Il y a 40 ans …Le 16 mai 1968
« EXAMENS
BOYCOTTÉS »
SÉRIE.« Étudiants :
contestation générale dans les amphis parisiens ». Ce titre qui barre la Une de
« Sud Ouest » accompagne un texte où il est question du boycottage total des
examens à la Sorbonne. « Le calme est certes revenu dans les rues mais la
“révolution culturelle” de l’Université se poursuit dans la
“contestation générale” de tout le système d’enseignement français. À
la Sorbonne, haut lieu entre tous de cette agitation sans précédent, occupée
jour et nuit, les étudiants ont adopté hier une résolution en faveur du boycottage
total des examens.
En province,
la grève des cours se poursuit selon des modalités qui varient suivant les
villes universitaires. À Bordeaux, les étudiants demandent la création d’un
comité de la Faculté des sciences. » Aussi, l’École des Beaux-Arts et celle des
Architectes sont occupées par les élèves. En médecine et en lettres,
l’actualité porte sur le report des examens.
LE TÉMOIN
Jean Cayres Cheminot retraité, Bègles
« Je me
souviens surtout…On a fermé les grandes portes voyageurs de la Gare
Saint-Jean et puis nous sommes partis vers le poste d’aiguillage. Nous l’avons
gardé jour et nuit pendant toute la durée du conflit, afin de bloquer les
trains mais aussi d’empêcher tout sabotage que nous craignions vraiment à
l’époque. Aucun train n’a circulé. J’avais 30 ans et je n’avais pas bien
conscience de l’allure que prenait le mouvement. »« Aujourd’hui…Pour sûr, il faudrait recommencer pour sauver l’outil de travail. On n’embauche plus sur le statut, de plus en plus de cheminots sont sous contrats privés, les entreprises nationales sont vendues. Je suis parti à la retraite en 1991, mais je viens tous les mardis à l’Union Locale CGT rejoindre d’autres retraités cheminots, pour que les salariés d’aujourd’hui ne perdent pas ce que nous avions gagné à l’époque. »
: Françoise Lissonde
(et le service documentation)










