Il y a 40 ans … Le 15 mai 1968

« RÉVOLUTION »
SÉRIE. « L’université en révolution » écrit « Sud
Ouest » à la Une, suivie de trois points forts : « La Sorbonne est déclarée
autonome. Boycott des examens par l’Unef. Menace de démission collective des
doyens des Lettres ». À Bordeaux, la grève générale a été massivement suivie
par « 13 000 ? 20 000 ? Davantage peut-être ? », s’interroge « Sud Ouest ». «
Rarement notre cité avait été le théâtre d’un rassemblement aussi
spectaculaire. Les slogans : ”À bas la répression”, ”Libérez nos
camarades”, ”Augmentation des salaires”, ”Universités du peuple”. » Des
estimations sont publiées concernant les grévistes : SNCF :
Bordeaux-Saint-Jean, matériels et traction 74 %, exploitation 42 %, voies et
bâtiments 34 %. PTT : 43 %. GDF : 90 %. EDF : 70 %. Autobus : 70 % (80 voitures
en circulation sur 278). Dassault : 85 %. Finances : 18 %. Travailleurs de
l’État : 60 %. Hospitaliers : 15 %. Sécurité sociale : 20 %. Port : 100 %.
Ponts et chaussées : 2 %. Éducation nationale : 90 % primaire et secondaire,
100 % supérieur.
LE TÉMOIN David Maxwell Retraité, Bordeaux
« Je me souviens surtout… que j’étais commissaire
adjoint de 1re classe sur le paquebot France. En route de New-York vers la
France, nous n’avions pas pris les nouvelles de grèves trop au sérieux au
départ. Jusqu’à ce que la CGT nous mette la pression. Avant de rentrer en
grève, nous avons débarqué nos passagers à Southampton, en Angleterre. Arrivant
au Havre, tout le portuaire était en grève. Le commandant a dû mettre le navire
à quai sans pilote ni remorque. Nous avons verrouillé le navire pour garder le
contrôle mais nous étions pressés de repartir. »« Aujourd’hui… je pense que cette grève a été un coup très dur pour la marine marchande française. D’ailleurs elle n’est plus très brillante. C’est la CGT qui en est responsable. Ce sont des démolisseurs. Personnellement, cette période de mai
: Martine Théodore-Lajoie
(et le service documentation)










