Il y a 40 ans…. Le 12 mai 1968
« LA NUIT DES BARRICADES »
SÉRIE. Historique. La Une de « Sud Ouest Dimanche »
est entièrement consacrée aux émeutes nocturnes qui se sont déroulées à Paris. «
Le jour se lève rue Gay-Lussac, à Paris, sur un spectacle de désolation,
résultat des manifestations d’une violence inouie qui, dans la nuit de vendredi
à samedi, ont embrasé le Quartier Latin, à partir de deux heures du matin. 188
carcasses de voitures incendiées, débris de toutes sortes jonchant la chaussée,
façades roussies, torrents d’eau ruisselant le long des trottoirs, chaussées
dépavées… Sur les toits, des silhouettes se profilent parmi les cheminées : ce
sont les rescapés de la bataille rangée qui, toute la nuit, a opposé forces de
l’ordre et étudiants. Jamais la violence n’avait atteint une telle intensité
et, dans les rues dévastées, où flotte encore l’odeur des grenades
lacrymogènes, commerçants, touristes passants ont fait, durant toute la matinée
de samedi, un bilan sinistre de neuf heures d’émeute. » Une grève générale est
annoncée pour le 13 mai en France.
LE TÉMOIN Jacky Jonchère Vice-président 33 chasseurs
« Je me souviens surtout… que j’étais délégué CGT dans
une entreprise métallurgique de Blaye. Nous étions à la campagne et on suivait
surtout les événements à la radio. On n’a pas démarré sur les chapeaux de roues
! Puis nous avons participé à une réunion à Bordeaux sur la métallurgie et en
sommes revenus impressionnés et stimulés. Nous avons fait voter des
revendications. » « Aujourd’hui… Cela a peut-être un peu trop libéré la société. Des barrières ont sauté et nous avons perdu des valeurs, des principes de base sur l’éducation, le travail, le respect, l’effort. Les intellectuels ont rêvé d’une société qui était surtout du domaine du rêve, mais sûrement pas de la réalité. »
: Patrick Faure
(et le service documentation)











