Il y a 40 ans… Le 21 mai 1968
« LA FRANCE S’ENFONCE »
SÉRIE. « A quelques heures du débat sur la censure et
alors que des millions de travailleurs font grève la France s’enfonce dans la
crise politique et sociale » : ce titre barre la Une de « Sud Ouest ». Un peu
partout en Gironde, beaucoup de secteurs sont « touchés par une grève illimitée
».
Un article marque l’ambiance : « Une certaine inquiétude se
manifeste dans la population et, déjà, on signale des retraits importants dans
les banques dans la seule matinée d’hier où les établissements étaient encore
ouverts. Par ailleurs, on a noté des achats plus nombreux dans l’alimentation.
Chez les pompistes, des automobilistes sont venus faire leur plein et même des
réserves. Certains postes étaient à sec hier soir. Indiquons cependant que le
ravitaillement en essence ne devrait, pour l’instant, causer aucune panique
inconsidérée parmi les usagers. »
LE TÉMOIN Jean-Pierre Xiradakis Restaurateur Bordeaux
« Je me souviens surtout
… que j’avais 23 ans. J’étais un peu fou. Je cherchais un local pour ouvrir un
restaurant à Bordeaux. Pourtant je
n’avais pas de formation de cuisinier. Autour de moi il y avait des jeunes qui
voulaient changer la France. Tout nous poussait à croire que tout allait
changer et c’est ce qui m’a poussé à l’aventure. En période plus calme je n’aurais peut-être
pas osé. Comme je
n’avais pas les moyens d’ouvrir mon restaurant dans le centre de Bordeaux, je suis allé du côté de
la gare St-Jean, un quartier plus populaire. »
«Aujourd’hui… je pense que cette période a été un
détonateur. Beaucoup de choses ont changé. Par exemple la liberté des corps et
de l’esprit. Ça a aussi eu un impact sur le plan politique et a aussi touché
l’esprit des philosophes. Globalement Mai
: Martine Théodore-Lajoie
(et le service documentation)










