Il y a quarante ans… Le 5 mai 1968
« QUARTIER LATIN »
« Daniel Cohn-Bendit, chef des « enragés » de Nanterre, et
Marc Sauvageot, vice-président de l’Unef, ont été relâchés hier après-midi,
après avoir été arrêtés à la suite des manifestations du Quartier Latin. L’Unef
a d’ailleurs lancé, simultanément avec le Syndicat de l’enseignement supérieur,
un ordre général de grève à partir de lundi. De son côté, le Brigadier Brunet,
grièvement blessé vendredi soir d’un pavé sur le visage, a reçu la visite de M.
Grimaud, préfet de police.» Ce texte a été publié à la une de « Sud Ouest
Dimanche » du 5 mai 1968.
Dans l’édition girondine, une large place est donnée aux
Girondins de Bordeaux défaits la veille à Rennes (1-0). Montès s’était incliné
sur un tir du breton Floch. Ce jour-là, Didier Couécou évoluait sur le flanc
gauche de l’attaque.
LE TÉMOIN Maryse Dumas Secrétaire confédérale, Paris
« Je me souviens surtout… des changements qui ont eu
lieu à la rentrée de septembre 68. J’étais alors en seconde au lycée Victor
Louis à Talence. Notre professeur de biologie nous avait fait promettre de
garder le secret en échange de quoi elle introduisait des cours d’éducation
sexuelle. Cela était encore interdit à l’époque. Les filles pouvaient aussi
porter des pantalons dès l’automne 68, choses impensables auparavant. »« Aujourd’hui… je trouve que nos combats étaient assez légers. Cela tient essentiellement au fait que l’état du marché du travail a changé. Les jeunes lycéens, qui se sont récemment mobilisés, sont beaucoup plus responsables que nous l’étions. Ils luttent pour une éducation de qualité, à une époque où le fait d’avoir des diplômes ne garantit plus un emploi. »
: Jean-Michel Petaux
(avec le service documentation)










